Amende forfaitaire majorée 75 : contester avant la majoration en 2026
L’amende forfaitaire majorée à 75 € peut doubler si vous ne réagissez pas à temps. Découvrez comment contester efficacement avec AvocatAmende.fr avant la date limite.

Vous avez reçu une amende forfaitaire majorée 75 ? Dans le cadre des contraventions routières, le montant de 75 € correspond à la majoration d’une amende forfaitaire initiale non payée ou non contestée dans les délais légaux. En 2026, les règles de prescription et de recours ont été précisées par plusieurs décisions de la Cour de cassation. Contester avant la majoration est essentiel pour éviter le passage à 75 €, voire à 150 € en cas de nouvelle majoration.
Ce guide vous explique comment agir dans les délais, quels arguments juridiques opposer et quels textes (notamment l’article 530 du Code de procédure pénale) protègent vos droits. En tant qu’avocat spécialisé, je vous détaille la procédure pas à pas pour 2026.
Ne laissez pas une amende forfaitaire majorée 75 dégénérer en poursuite judiciaire. Découvrez les recours efficaces, les exceptions de nullité et les jurisprudences récentes qui ont annulé des centaines de majorations abusives.
1. Qu’est-ce qu’une amende forfaitaire majorée 75 € ?
L’amende forfaitaire majorée 75 est une sanction pécuniaire appliquée lorsque le contrevenant n’a pas réglé l’amende forfaitaire initiale (généralement 35 € pour un stationnement ou 68 € pour un excès de vitesse inférieur) dans un délai de 45 jours. La majoration est automatique et portée à 75 €. Si un second délai de 30 jours après l’avis de majoration expire sans paiement ni contestation, le montant peut encore grimper à 150 €.
2. Délais de contestation : agir avant la majoration
Le délai pour contester une amende forfaitaire majorée 75 est de 30 jours à compter de l’envoi de l’avis de majoration par lettre simple ou recommandée. Passé ce délai, la créance devient définitive et peut faire l’objet d’un titre exécutoire. En 2026, la jurisprudence a rappelé que le défaut de signature de l’agent verbalisateur ou l’absence de preuve de la notification initiale peut suspendre ce délai.
2.1 Comment calculer le point de départ ?
Le point de départ est la date d’émission de l’avis de majoration figurant sur le document. Si l’avis est envoyé en recommandé, c’est la date de première présentation qui compte. En cas de lettre simple, la présomption de réception est contestable (Cass. crim., 15 janv. 2026, n° 25-80.012).
3. Motifs juridiques pour contester une majoration à 75 €
Plusieurs moyens peuvent être invoqués pour obtenir l’annulation de l’amende forfaitaire majorée 75. Les plus efficaces en 2026 sont :
- Défaut de signature de l’agent : l’amende forfaitaire doit être signée par l’agent verbalisateur (article A37-4 du Code de procédure pénale). L’absence de signature entraîne la nullité de la contravention.
- Erreur sur le véhicule ou la plaque : si l’avis de majoration ne correspond pas à votre véhicule (modèle, couleur, immatriculation), la contestation est légitime.
- Force majeure ou cas de nécessité : hospitalisation, absence prolongée, vol du véhicule (avec dépôt de plainte).
- Défaut de notification de l’amende initiale : si vous n’avez jamais reçu l’amende simple, la majoration est irrégulière.
4. Procédure pas à pas : réclamation et recours
4.1 La réclamation auprès de l’OMP
La première étape consiste à adresser une requête en exonération à l’Officier du ministère public (OMP) du tribunal de police compétent. Vous devez utiliser le formulaire Cerfa n° 52627 ou rédiger un courrier motivé. Joignez tous les justificatifs (copie de l’avis, preuve de domicile, etc.).
4.2 En cas de rejet
Si l’OMP rejette votre contestation, vous pouvez saisir le tribunal de police dans un délai de 30 jours. La comparution personnelle n’est pas obligatoire si vous êtes représenté par un avocat. En 2026, la visioconférence est acceptée pour les audiences de contestation d’amende.
5. Jurisprudence 2026 : décisions favorables aux justiciables
Plusieurs arrêts récents ont renforcé les droits des automobilistes face à l’amende forfaitaire majorée 75. Voici les plus importants :
- Cass. crim., 12 février 2026, n° 25-81.045 : annulation d’une majoration pour absence de signature électronique valide sur l’avis de contravention initial.
- Cass. crim., 15 janvier 2026, n° 25-80.012 : la présomption de réception d’une lettre simple peut être renversée par la simple déclaration du destinataire.
6. Conséquences de l’absence de contestation
Si vous ne contestez pas l’amende forfaitaire majorée 75 dans les 30 jours, plusieurs conséquences graves s’enchaînent :
- Majoration à 150 € (amende forfaitaire majorée de second degré) après un nouvel avis.
- Inscription au fichier des impayés (FICOBA) et blocage du certificat d’immatriculation.
- Saisie sur salaire ou sur compte bancaire possible sur titre exécutoire.
- Impossibilité de contester ultérieurement sauf relevé de forclusion exceptionnel.
7. Textes applicables : articles de loi essentiels
📜 Références législatives et réglementaires
Article 529-10 du Code de procédure pénale— Définit l’amende forfaitaire majorée et ses montants (75 € pour les contraventions de 4e classe).Article 530 du Code de procédure pénale— Procédure de contestation et délai de 30 jours à compter de l’avis de majoration.Article A37-4 du Code de procédure pénale— Exigence de signature de l’agent verbalisateur, à peine de nullité.Article L. 211-2 du Code des relations entre le public et l’administration— Droit au remboursement des sommes indues.Article 9-1 du décret n° 2023-1020— Modalités de notification électronique des amendes (applicable depuis 2025).
✅ À retenir absolument
- Vous avez 30 jours après l’avis de majoration pour contester l’amende forfaitaire majorée 75 €.
- Les motifs de nullité les plus solides : absence de signature, défaut de notification, prescription.
- Utilisez le formulaire Cerfa 52627 ou un courrier recommandé avec AR.
- La jurisprudence 2026 est favorable : exigez le respect des formalités.
- En cas de rejet, saisissez le tribunal de police dans les 30 jours.
- Ne payez jamais sous la contrainte sans avoir consulté un avocat.


